24mars

Les 3 règles pour un bon projet transmédia

Les 3 règles pour un bon projet transmédia

Un projet transmédia implique de respecter plusieurs promesses :

  • Connaître l’univers fictionnel
  • Respecter l’univers fictionnel
  • Développer sa marge de manœuvre

Connaître l’univers fictionnel

Il se peut, que le matériel d’origine, la propriété intellectuelle (IP) de base, soit développée sur un seul ou sur plusieurs supports. Il faut donc dans tous les cas, faire un travail de recherche. Vous allez dans le même temps devoir définir quels sont les éléments de base nécessaires à l’imprégnation du joueur. Il faut également recréer ou réinstaller des thématiques et/ou des images typiques de l’univers fictionnel.

Un joueur / lecteur / spectateur doit retrouver des « motifs » suffisamment clairs et identifiables pour basculer automatiquement dans l’univers fictionnel, de façon presque inconsciente. Connaître les poncifs, les images fortes, les thèmes liés est donc une obligation. Connaître en profondeur cet univers permet de jouer avec ses codes et, par extension, avec ses fans.

Respecter l’univers

« Il est difficile d’imaginer une Twingo dans Star Wars… »

Travailler sur un univers fictionnel existant, implique la connaissance de cet univers et son corollaire le respect de l’œuvre originale. Il faut utiliser l’existant, jongler avec les éléments de contexte, les inventions propres à cet univers, la faune et la flore locale, et, éventuellement, les figures et personnages récurrents.

Mais surtout : respecter sa cohérence, respecter son intégrité, sa réalité. Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que c’est ce qu’attend le lecteur / joueur / spectateur. Un univers, même farfelu, développe une cohérence interne. Trahir cette réalité (même fictive), c’est trahir le contrat de confiance qui unit l’œuvre originelle et ses fans. C’est extraire le lecteur / joueur / spectateur de l’œuvre-univers. C’est mettre dans les mains des Schtroumpfs la Bombe Atomique. Autrement dit, on ne doit pas pervertir l’œuvre initiale sans une plus-value intéressante et cohérente.

Développer sa marge et insérer sa graine

Il est par contre nécessaire de participer à la propriété intellectuelle par l’introduction de nouveaux personnages, lieux, concepts, thèmes etc.

Pour la vitalité de l’œuvre-univers, les concepteurs peuvent / doivent apporter leur pierre à l’édifice transmédia. A la fois pour éviter l’enlisement et pour apporter un regard neuf et souvent transversal à ce qui a été fait et réalisé précédemment. Une suite, un focus sur un personnage secondaire, la description dans le détail d’un événement décrit succinctement dans l’œuvre originale. Toutes ces sources peuvent donner lieu à des productions transmédia cohérentes et respectueuses.

Cette redynamisation d’une œuvre transmédia permet aussi une actualisation du propos et des réflexions en adéquation avec des thématiques nouvelles. De la même façon, le contexte évolue et change, il en va de même pour les goûts et les préoccupations du public. L’œuvre transmédia, elle aussi, est en capacité de suivre ces évolutions car elle est la seule à pouvoir s’adapter par l’ajout de contenus nouveaux.

Cette dernière étape est plus complexe, mais c’est sans doute parce qu’elle existe que des studios continuent à œuvrer pour fournir des boutures harmonieuses qui ne ressemblent plus à de vulgaires jambes de bois !

Posted in Game Design

Leave a comment

You are commenting as guest.